D’ozanam à Louise de Marillac
Seigneur père, ouvre mon coeur et mon esprit à ta parole, aide-moi à suivre le chemin qu’elle me trace.
Chap 6, verset 3 - 11 - Epitre de Paul aux romains.
Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est dans la mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car si nous sommes déja en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l’impuissance, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ.
Commentaires du Bienheureux Ozanam : "La question qui divise les hommes de nos jours n’est plus une question de formes politiques, c’est une question sociale, c’est savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoisme ou de l’esprit de sacrifice ; si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun pour le bien de tous et surtout pour la protection des faibles."
Le Baptême du Christ est la vie de Dieu par la filiation, dans l’Esprit de la Loi du père, comme Fils. Le rite des enfants est calqué sur le baptême des adultes, plongeon trois fois de l’orient à l’occident, par une renionciation au péché puis la vie du Père, Fils et Saint-Esprit. Plus qu’un rite de purification, il s’agit d’un rite de filiation.
L’homme n’est pas voué à la finitude qui est le péché mais le péché entraîne à la finitude.
